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Bankroll solide : 3 stratégies de mise pour durer, avec exemples concrets

Perdre sa bankroll en quelques sessions n’a rien d’ineluctable. Le plus souvent, ce n’est pas la qualité des pronostics qui déraille, mais la façon de miser. Voici un plan simple et robuste : trois stratégies de mise, des exemples chiffrés, et un protocole pour garder le cap quand la variance secoue.

Modes de mise et gestion de bankroll
Les modes de mise orientent votre risque bien plus que vos sélections.

1) Préparer le terrain : bankroll, unité, tolérance au risque

  • Banque de départ : un montant que vous acceptez de voir fluctuer, sans toucher aux finances du quotidien.
  • Unité : la taille de votre mise standard. Par défaut, 1–2 % de la bankroll.
  • Seuils psychologiques : maximum 3 % par pari pour les profils prudents, 5 % pour les plus agressifs. Au-delà, la variance devient difficile à encaisser.

Exemple : bankroll 500 €, unité à 1 % = 5 €. Un pari « 3 unités » = 15 €. Tout est lisible et reproductible.

2) Trois stratégies de mise qui tiennent la route

a) Mise fixe (flat)

Vous misez toujours la même somme (ex. : 1 % de la bankroll initiale). Idéal pour débuter et évaluer son edge sans emballement.

  • Avantages : ultra simple, limite les grosses erreurs.
  • Limites : la croissance est lente après une bonne série puisque la mise n’augmente pas.

b) Pourcentage de bankroll (proportionnel)

La mise s’ajuste à chaque pari en fonction de la bankroll courante (ex. : 1 %). Si la bankroll grimpe, la mise augmente naturellement ; si vous traversez une mauvaise passe, la mise se réduit et vous protège.

  • Avantages : auto-protection, croissance composée.
  • Limites : plus de calculs, et la mise peut devenir très petite après une longue descente.

c) Kelly fractionné (pour edges mesurés)

Le critère de Kelly dimensionne la mise selon l’avantage attendu. Pour des cotes décimales o et une proba gagnante p, la fraction de bankroll recommandée est approximativement : f = [((o−1)×p − (1 − p)) / (o−1)]. Beaucoup optent pour un demi-Kelly afin de lisser la variance.

Exemple chiffré : pari à 2,10 avec 52 % de chances réelles de gagner. b=o−1=1,10. f* ≈ (1,10×0,52 − 0,48) / 1,10 = 0,092 / 1,10 ≈ 8,36 % de bankroll. En demi-Kelly, on mise 4,18 %. Sur une bankroll de 500 € : 20,9 €.

  • Avantages : optimisé théoriquement pour la croissance.
  • Limites : très sensible aux estimations de probabilité. Mal calibré, il devient dangereux.
Méthode Simplicité Volatilité ressentie
Mise fixe Très élevée Faible
Pourcentage Modérée Modérée
Kelly fractionné Plus technique Plus élevée

3) Protocole anti-tilt : des règles qui s’appliquent même un mauvais jour

  • Stop-loss quotidien : 4 unités. Vous arrêtez pour la journée dès que c’est atteint.
  • Stop-win intelligent : si vous gagnez ≥ 3 unités rapidement, passez en revue vos prochains paris ; inutile de forcer quand le marché est peu lisible.
  • Pré-saisie des mises : fixez vos tailles AVANT de regarder le match ou la machine. Le cerveau est moins tenté d’augmenter sous l’effet de l’émotion.
  • Journal de bord : notez la raison du pari, la mise, l’issue, ce que vous feriez différemment. Les schémas sautent aux yeux en 2–3 semaines.

4) Outils et terrain d’essai

Un tableur suffit pour tracer la bankroll et les unités. Côté pratique, tester vos stratégies sur une plateforme stable, avec des cotes cohérentes et un historique clair, vous évitera de confondre variance et problème de produit. Par exemple, vous pouvez évaluer vos habitudes de mise sur Stake bet et vérifier si votre discipline tient quand l’action s’accélère.

5) Plan d’action en 15 minutes

  1. Définissez votre bankroll et choisissez l’unité (1 % par défaut).
  2. Sélectionnez une méthode : débutants → mise fixe, confirmés → pourcentage, profils très méthodiques → demi-Kelly.
  3. Créez une feuille avec colonnes : date, pari, cote, proba estimée, mise, résultat, bankroll post-pari, note.
  4. Fixez vos seuils : stop-loss 4 unités/jour, nombre max de paris/jour (ex. : 5), pause forcée de 24 h en cas de dérapage.
  5. Au bout de 50 paris, auditez : votre ROI, l’adéquation de la mise, et si la méthode vous convient psychologiquement.

Vidéo : poser une méthode avant la performance

Quelques minutes pour visualiser la logique derrière une gestion de mise disciplinée.

En bref

Votre avantage ne sert à rien si la taille de mise ne suit pas une logique. Commencez petit, appliquez une méthode cohérente, et laissez la discipline faire son travail. Trois semaines de rigueur valent mieux que mille promesses : vous verrez rapidement si vos choix ont un edge, et vous éviterez surtout que la variance ne décide à votre place.